INDIGENES, de Rachid Bouchareb (2006)

INDIGENES, de Rachid Bouchareb  (2006)
Indigènes

Un film de Rachid Bouchareb
Avec Jamel Debbouze, Samy Naceri....

Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l'armée française, foi en la liberté et l'égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main.

°°


Primé à Cannes par un prix d'interprétation collectif, Indigènes, de Rachid Bouchareb, raconte l'histoire de tirailleurs d'Afrique du Nord lors de la Seconde Guerre Mondiale venant défendre la « Mère Patrie ».
Quatre indigènes sont mis en avant et représentés comme ayant chacun une vie différente, une personnalité différente et surtout, un but différent.
Rachid Bouchareb ne cherche pas à accuser mais plutôt à faire honneur aux anciens combattants défendant une France qu'ils n'ont jamais connue.
Il réussit un film émouvant, sobre, parfois drôle ; surtout grâce au personnage de Jamel Debbouze, Saïd, comme une jolie fleur persistant à pousser dans un champ de désolation.
Les personnages sont tous touchants, chacun à leur manière, par leurs forces mais aussi par leurs faiblesses. Les acteurs interprètent ces personnages avec talents, dans la nuance et la sincérité.
La caméra se ballade simplement, sans abus ni effets inutiles, mais comme un témoin juste et neutre.

En somme, Rachid Bouchareb expose avec réalisme l'histoire de chacun de ces combattants. Il parvient à montrer ces « indigènes » non pas comme des victimes mais comme des êtres à part entière ; et non pas comme des héros mais comme des êtres humains.

# Posted on Sunday, 15 October 2006 at 2:39 PM

Edited on Thursday, 24 May 2007 at 6:13 AM

°°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°°

°°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°Delicatessen°°
Saluts amis cinéphiles !


C'est un plaisir de vous retrouver après quelques temps sans article ! Mais pas sans films, au contraire !
Je me suis fait plaisir ces derniers temps et j'en ai profiter pour regarder des films anciens tels que King Kong (de 1933 bien sûr !), Un Chien Andalou (un film loufoque au possible). Mais aussi des films récents tels que Closer, Caché de Haneke, A history of violence, Douches froides et Attache-moi ! de mon cher Pedro :)

Bref, pleins de films dévorés, bons ou moins bons mais très agréables à regarder.
Que dire si ce n'est que je ne poste plus beaucoup d'articles faute de temps et que j'ai l'impression que mes commentaires et mes visites diminuent dangereusement....

Je tiens aussi à vous tenir au courant que notre nouveau film est en construction, on est en train d'écrire le scénario !
Une nouvelle année scolaire qui s'annonce riche en Cinéma : tournages, ciné concerts, cinémathèques...Que du bon !


Une image de Delicatessen de Jeunet et Caro, un film que j'apprécie particulièrement et qui me fait rire à chaque fois que je le revois !!

D'ailleurs, Jeunet et Caro vont-ils recollaborer ou continuer leur carrière séparément ?
Parce que je vous avoue que leur style à eux deux réunis me manque beaucoup !
Quelqu'un sait quelque chose ?


Petit hommage à Ticky Holgado, très présent dans les films de Jeunet, et même dans le cinéma Français, qui est décédé des suite d'un cancer le 22 janvier 2004 à 59 ans.

Je vous souhaite de bons moments cinéma !
A bientôt pour de nouvelles critiques.

Elise.

# Posted on Wednesday, 04 October 2006 at 11:51 AM

M le maudit, de Fritz Lang 1931

M le maudit, de Fritz Lang         1931
Titre original : M
Réalisateur : Fritz Lang
Production : Nero Films, Allemagne
Scénario : Egon Jacobson, Fritz Lang, Thea von Harbou
acteurs : Peter Lorre, Otto Wernicke, Gustaf Gründgen, Ellen Widmann
Date de sortie :1931


Mon envie de voir ce film était immense tant on m'en a parler, tant on m'a dit que c'était un chef d'œuvre, que c'était l'un des plus grand film de l'histoire, et bien je peux maintenant donner mon avis et dire que je suis entièrement d'accord avec toutes ces personnes et que c'est de mon devoir à présent de faire marcher le bouche à oreille...
Je ne suis absolument pas déçue, et je devrais même dire que je suis scotché par l'ingéniosité de ce film !

Direction les rues de Berlin où Frantz Becker alias " M ", un assassin aux pulsions pédophiles et meurtrières déclenche une terreur psychotique chez les allemands. Ces crimes créent chez la population une hystérie et une panique folle. La police mais aussi la pègre se mettent à le traquer...
La police cherche le meurtrier d'une manière plus « disciplinée » que la pègre, qui elle, va engager une foule de clochards et de truands pour démasquer et punir M a leur manière.
M finira par se faire démasquer à cause, ou plutôt, grâce à ses sifflements permanents. Un homme arrivera à imprimer sur son manteau, à l'aide d'une craie, la lettre M (d'où en découlera cette image si culte...).

Arrive d'abord la première scène qui, dès le début, nous résume tout le film sans pour autant en ôter de sa saveur. Le plus extraordinaire dans ce film, c'est que tout n'est que suggestion. Jamais, au grand jamais, on ne verra M violer puis tuer une de ses jeunes victimes par images.
La scène qui m'a le plus frappé c'est lorsqu'ils sont tous dans l'espèce de cave puis, que d'un seule coup,une personne lève les mains et que tous lèvent les mains à leur tour car la police est là. Cette scène prouve une fois encore que tout est suggéré dans ce film et que c'est à cet endroit que réside toute sa force car c'est traité de façon très pudique et en même temps très dur car le spectateur peut s'imaginer (et c'est le cas !) toutes sortes de choses affreuses lorsque M emmène sa jeune victime.
C'est plus particulièrement là qu'on voit que Lang s'est creusé les méninges.
Et puis pour ce qui est de Peter Lorre, sans qui ce film aurait été bien différent, il me fait froid dans le dos et ce n'est pas qu'une expression ! Il est magnifiquement atroce. La panique lui fait sortir littéralement les yeux des orbites. Il est excellent. Le pire, c'est qu'on finit par avoir pitié de M lorsqu'il est jugé car cela nous montre que c'est peut-être la population allemande qui devient plus meurtrière que le meurtrier lui-même. La complexité et l'intelligence résident dans ce retournement de situation et dans toutes les suggestions que contient ce film.

Ce film, malgré son âge, nous parait malheureusement très actuel.
Etant l'un des premiers longs métrages s'attaquant au thème très délicat de la pédophilie, je peux vous dire, et je pense que tout le monde me donnera sa bénédiction, que le thème est très bien abordé et le film amplement réussit.
Je ne note jamais les films mais celui-ci mérite vraiment un

20/20

# Posted on Wednesday, 30 August 2006 at 5:30 PM

Edited on Thursday, 31 August 2006 at 1:20 PM

**The Science of Sleep** de Michel Gondry

**The Science of Sleep** de Michel Gondry
Peut-on rêver mieux que ce film?

Imaginaire
Fantaisiste
Fantastique
Romantique
Drôle
Touchant
Doux
Rêveur


The Science of sleep



Depuis le temps que je l'attendais...
Un casting de rêve: le beau Gael Garcia Bernal, la douce Charlotte Gainsbourg
Et tout ça pour former un couple plein de rêveries et de beauté...

Un réalisateur qui me fait rêver Michel Gondry

Après le magnifiqueEternal sunshine of the spotless mind

J'ai hate, j'ai hate!!


RDV Le 16 août

# Posted on Saturday, 15 July 2006 at 7:08 AM

Edited on Thursday, 31 August 2006 at 1:18 PM

Marie-Antoinette, de Sofia Coppola

Marie-Antoinette, de Sofia Coppola
**




Par tous les chemins, dans tous les lieux, du Japon à l'Amérique en passant par la France, ou plus encore, Versailles, Sofia Coppola réussit à nous conter une histoire belle et pudique, avec une petite pointe d'humour succulente.

Sofia Coppola, encore une fois, ne s'est pas contentée d'être la fille de Monsieur Francis Ford Coppola, mais elle nous a très vite montré qu'elle était capable d'art, elle nous a très vite imposé son style, ses couleurs, ses musiques, un style qui lui est propre et qui, selon moi, est très esthétique et même beau.

Malgré le fait que ce nouveau film soit beaucoup plus médiatisé et soit à un budget beaucoup plus élevé que les précédents, il n'en est pas moins très cohérent.
Ce film nous montre l'apprentissage de Marie-Antoinette, de son statut de dauphine à celui de Reine de France, de son statut d'enfant à celui d'adulte, de son statut de jeune fille à celui de femme. On pourrait qualifié ce film de passage dans tous les sens du terme.



Une approche moderne
Grâce à l'approche moderne de Sofia Coppola face à un film de costumes, d'époque, l'histoire qui nous est racontée est à la portée de tout le monde et l'on s'identifie très vite à cette jeune fille trop petite pour gouverner.
En mélangeant musique classique et musique moderne, rock années 80, ce film prend des allures modernes et le sujet nous en parait plus proche et plus explicite ; on se sent tout de suite plus concernés.



Les apartés
Quelques fois, au cours du film, on a l'impression que Marie-Antoinette nous regarde comme pour nous prendre à part et nous dire : « Mais qu'est-ce que je fais là ? Regardez-moi. Qui suis-je ? Que suis-je devenue ? ».
Elle nous prend à part à plusieurs reprises, du moins je l'ai sentie comme ça et j'ai trouvé ça très émouvant. C'est comme si elle nous appelait au secours et qu'elle nous demandait de l'aide.

Les acteurs sont incroyables et on a la chance d'assister à des prises de vues, à des plans vraiment magnifiques et originaux propres à Sofia Coppola.
Ils jouent aux jeux des post-it comme pour nous dire que Marie-Antoinette se cherche, ne sais pas qui elle est.
Kirsten Dunst, après Virgin suicides, nous offre encore sa beauté et sa fraîcheur incomparable en ayant un regard dur, mais aussi très naïf et enfantin.
On assiste donc au passage de Marie-Antoinette de l'état de jeune fille à celui de femme et celle-ci finit par grandir, ce qui clôt sans nul doute cette trilogie de jeunes filles n'acceptant pas leur environnement terrestre et y préfèrent un « ailleurs » qui serait « leur ».
Sofia Coppola écarte la mort de Marie-Antoinette pour se pencher plutôt vers son enfance en arrivant à Versailles, la froideur de son mari...Dans ses films la plupart des hommes, surtout les conjoints sont toujours absents et délaissent le personnage principal.





Marie-Antoinette est le film qui clôture la trilogie de Sofia Coppola sur l'adolescente perdue dans un monde trop grand pour elle et où elle est contrainte de vivre, dans une prison dorée et l'on peut dire, du moins, je peux dire que j'ai beaucoup apprécié ce « dernier volet » qui est tout simplement vraiment magique, très pudique et plein de couleurs...


**

# Posted on Saturday, 17 June 2006 at 10:20 AM

Edited on Saturday, 17 June 2006 at 10:42 AM